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Articles
sur les races canines
Le
Shih Tzu
PETIT CHIEN-LION
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Que vous parliez chinois ou pas, mon
nom se prononce shid zou… et non tchit tchou ! Deuxièmement,
je ne suis pas un chien miniature. Robuste, actif, alerte, et plein
d’entrain, je suis plutôt espiègle et demeure enjoué toute ma vie.
Mon allure digne et mes moustaches de style mandarin rappellent
mes origines orientales. Au pays de Confucius, les mots Shih Tzu
signifient chien-lion. L’abondante crinière autour de mon cou évoque
la silhouette du roi de la jungle.
Mon histoire commence il y a plus de 2,000
ans et ne fait pas l’unanimité. Certains auteurs préconisent mes
origines chinoises alors que d’autres les croient tibétaines. Introduit
en Chine, vers 1643, par le dalaï-lama tibétain qui offrait, annuellement,
des Lhassa Apso à l’empereur de Chine. Ces petits chiens, gardiens
des temples tibétains, représentaient des cadeaux fort appréciés
car ils étaient considérés animaux sacrés.
Mes premiers ancêtres proviennent probablement des mariages secrets
entre ces Lhassa Apso et les chiens Pékinois résidants du palais
royal. L’impératrice Ts’eu-hi, grand–mère du dernier empereur
de Chine, gardait plus d’une centaine de ces petits chiens-lions
dans son pavillon de marbre, considéré comme le chenil du Palais.
Le China Kennel Club, fondé en 1923, organisa des expositions
canines qui contribuèrent beaucoup à me faire connaître. Autrefois
réservés aux nobles du palais royal, les citoyens commencèrent à
se procurer ces adorables petits chiens-lions. Des premiers spécimens
furent introduits en Europe, vers 1920, par Sir Douglas, un aristocrate
britannique. Ma popularité actuelle a donc commencé en Grande Bretagne.
Mon nom fut officiellement adopté en 1935. L’invasion de la Chine
par le Japon, en 1937, a été presque fatale pour notre race. Presque
tous mes ancêtres ont disparu de leur pays natal. Heureusement,
certains spécimens avaient déjà commencé à immigrer vers l’Europe.
Le Kennel Club anglais reconnu notre race en 1946, le club français
en 1953, et celui des États-Unis en 1969. Selon le nombre de chiens
enregistrés, nous sommes classés au 11ème rang au pays de l’oncle
Sam. Onzième sur près de 160 races… c’est extraordinaire! Nous sommes
la plus populaire des races asiatiques.
Les Britanniques, me caractérisent souvent
comme le chien à la tête de chrysanthème. Champions de l’élevage
canin et de l’art du jardinage, ces derniers firent le rapprochement
entre ces deux activités car, sur mon nez, les poils poussent vers
le haut et, laissés au naturel, ils me donnent l’allure ébouriffée
de cette fleur.
À notre première rencontre, vous serez ébloui par mon incroyable
fourrure. Majestueuse, brillante, longue et dense, elle a été conçue
pour caresser le marbre des palais chinois. Doublée d’un sous-poil
abondant, elle peut être ondulée mais jamais bouclée. Sans me faire
réprimander par notre standard, je peux porter toutes les couleurs
de la gent canine. Mon pelage est parfois uni, bicolore, tricolore
ou pluricolore. Une répartition symétrique des couleurs est recherchée.
Chez les pluricolores, une flammèche blanche sur le front et à l’extrémité
de la queue sont très appréciées. Mes cousins, portant des tâches
de couleur foie (marron), peuvent avoir une truffe assortie et des
yeux plus clairs.
Mes yeux sont le plus foncés possible, ronds, mais jamais proéminents.
On accepte un léger dépassement de ma mâchoire inférieure, cependant
ma langue ne devrait jamais être visible lorsque ma bouche est fermée.
Ma queue forme un abondant panache de poils. Plantée haut, elle
est joyeusement enroulée au-dessus de mon dos. En hauteur, elle
atteint le niveau du crâne ce qui me donne un air totalement équilibré.
La sélection des sujets d’exposition est un long processus. Selon
Vivianne et Serge Lévesque, éleveurs de Shih Tzu dans la région
de St-Hyacinthe, dès la naissance, il faut observer la répartition
des couleurs. Ensuite, nous considérons les sujets qui possèdent
un bon mouvement, une dentition correcte, une excellente conformation
et surtout l’attitude animée du chien de concours qui dit regardez-moi.
Sans cette attitude, les chances de remporter les grandes expositions,
sont presque nulles.
UNE VRAIE CHEVELURE ! 
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Ma fourrure vous étonne, caressez-la, vous serez
séduit. Une vraie chevelure ! Comme la vôtre, pour garder son lustre,
elle a besoin de soins réguliers. Une séance de peignage suivit d’un
bon brossage quotidien sont exécutés pour conserver ma robe en bon
état. Un bain hebdomadaire est nécessaire pour nettoyer mon abondant
pelage. Il est préférable d’utiliser un shampooing doux, spécialement
conçu pour les chiens et, de laisser aux bipèdes les savons à mains
ou autres détergents agressifs.
Avant le bain, il est indispensable de peigner mon pelage à fond.
Sinon, les nœuds existants risquent de se resserrer et devenir impossibles
à défaire après le bain. Pour éviter de l’endommager, mon poil est
démêlé en commençant par l’extrémité pour terminer près de la racine,
et non l’inverse. Un produit démêlant terminera le bain afin d’assurer
la disparition de toutes traces de shampooing. L’utilisation d’un
séchoir manuel, réglé à la chaleur moyenne, assure que mon pelage
est totalement sec avant ma prochaine promenade.
Attention de bien épiler, nettoyer et sécher mes oreilles afin de
réduire les risques d’otites. Mes cousins, amateurs d’exposition,
doivent fréquemment recevoir un traitement à l’huile pour assurer
un pelage discipliné, lustré et soyeux. Finalement, les poils du front
sont retenus par une bande élastique pour que je puisse voir la vie
et vous charmer de mon regard séduisant. Avec ce palmier sur la tête,
le Shih-Tzu look est en place.
Lorsqu’il faut défaire et refaire mon toupet, il est préférable de
couper la bande élastique. Essayer de l’enlever en tirant, risque
de briser mon précieux pelage et me faire mal à tout coup. Heureusement,
nos séances de toilettage ont commencé lors de ma tendre enfance,
vers l’âge de 6 à 7 semaines. Grâce à votre gentillesse, ces manipulations
quotidiennes me permettent de devenir patient, attentif et calme.
Je perçois maintenant ces séances comme des moments de tendresse et
d’intimité.
Vous pourriez m’apprendre à boire à la bouteille à eau, ce système
utilisé pour les hamsters. Cette technique me permettra de garder
mes longues moustaches sèches et propres. De cette façon, il n’y a
moins de chance que ma figure dégage une odeur désagréable causée
par un poil constamment humide parsemé de morceaux de nourriture.
Plusieurs d’entre nous, adeptes de plein-air et de camping, préféreront
une coupe chiot. Cette allure jeunesse, plus confortable, facilite
l’entretien quotidien et nous permet des explorations de broussailles
en terrains accidentés ou enneigés. Ces aventures palpitantes ne sont
pas très recommandées pour les robes de soirée, longues et soyeuses.
Que le pelage soit long ou court, mon comportement
reste le même. En fait, je suis un chien de contrastes. En tenue
d’exposition, mes poses un peu sophistiquées vous laisseront une
impression sérieuse de mandarin chinois, philosophant sur le sens
de l’existence. Intérieurement, j’ai le goût de courir, jouer et
explorer. Toujours de bonne humeur, je partage ma joie de vivre.
Affectueux, j’aime les caresses mais, je sais aussi prendre mes
distances. En réalité, mon caractère est un subtil mélange d’une
pincé de singe, coquin et farceur, assaisonné d’un soupçon de
chat, pantouflard et indépendant.
Hé oui, comme toutes les races asiatiques, je peux être indépendant
! J’aime bien vous faire plaisir mais parfois, vous me croirez sourd
ou équipé d’une audition sélective. Il ne faut pas vous décourager.
Commençons l’entraînement jeune, motivez-moi par des jeux et je
deviendrai un compagnon presque obéissant. Attention, soyez persistant,
sinon, vous risquez vite de devenir mon maître-esclave, subordonné
à mes petits désirs.
Concernant l’entraînement à la propreté,
je ne suis pas toujours précoce. Il faut me surveiller attentivement
durant cette période d’apprentissage. Quoi ? Vous trouvez cela long
? Alors, que dire de votre progéniture humaine… elle prend parfois
plusieurs années en couche et encore il n’y a rien de garanti. À
6 ans, certains font encore pipi au lit !
Une suggestion pour améliorer l’entraînement, vous pourriez utiliser
des séances quotidiennes de toilettage pour m’imposer du contrôle
par une discipline ferme et amicale. Ceux qui préfèrent les chiens
super obéissants seront déconcertés par une certaine indifférence
aux commandements de mon maître. Il ne faut pas nous en vouloir
pour si peu, ça fait parti de notre charme oriental !
Je n’ai pas beaucoup de problèmes héréditaires.
J’ai tendance à ronfler mais ça n’a rien à voir avec une mauvaise
respiration. Parfois, une légère insuffisance rénale peut être contrôlée
par une alimentation spécialisée. Comme tous les chiens au museau
court, je ne supporte pas bien la chaleur. L’été, il me faut de
l’ombre et de la fraîcheur. Durant les grosses chaleurs, il est
préférable d’effectuer nos promenades tôt le matin et après le couché
du soleil.
Pour éviter les problèmes aux yeux, il est préférable de bien attacher
les poils du toupet. Vous pouvez aussi les couper courts pour empêcher
que les mèches irritent mes yeux. Un examen vétérinaire bi-annuel
vous permettra de suivre mon état de santé. J’ai une excellente
longévité et je garde ma bonne humeur légendaire jusqu’à 12 et 15
ans.
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IDÉAL POUR LA VIE MODERNE
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Très sociable de nature, ma curiosité me permet
toutes sortes de rencontres. J’adore les enfants, même les plus
jeunes. Il faut leur apprendre que ma queue n’est pas une poignée
et que mon pelage n’est pas un jouet de tiraillement. J’aime bien
les chiens, les petits comme les gros, je ne suis pas intimidé par
les gros canins. À cause de ma gentillesse et de ma petite taille,
les chats deviennent rapidement mes meilleurs amis. D’ailleurs,
mes amours véritables seront avec les félins domestiques. Ils semblent
être les seuls à comprendre mon besoin d’affection à certains moments
et d’indépendance à d’autres. Je suis flexible, et adaptable à tous
les milieux. Je n’ai pas la réputation d’être aboyeur, ce qui est
un atout important pour la vie en appartement. Ma petite taille,
mon besoin limité d’exercice et mon charme incontestable font de
moi un compagnon idéal pour la vie moderne.
Contrairement à mes nobles ancêtres, le Lhassa Apso et le Pékinois,
peu courtois et même hargneux envers les étrangers, je suis en général
accueillant pour les visiteurs. J’aime bien le confort douillet
de notre résidence. Quelle que soit la température, j’adore partir
en promenade à pieds ou en voiture. Laissez-moi vous accompagner.
J’ajouterai de la joie et des sourires à vos courses routinières.
Surveillez ma diète. J’aime manger et je suis un peu quémandeur.
Beaucoup de mes amis deviennent obèses à un jeune âge. L’utilisation
du pèse-chien est le meilleur moyen pour le contrôle du poids.
Avec toute ma fourrure, il est parfois impossible de visualiser
mon poids idéal. Informez-vous à mon éleveur. Certaines lignées
produisent des sujets destinés à être plus ou moins gros.
En fait, que vous viviez seul ou avec d’autres,
à la ville ou à la campagne, dans une grande maison ou dans un très
petit appartement, nous sommes un excellent candidat pour devenir
votre meilleur ami.
Avant de m’adopter, il faut considérer deux choses. Premièrement,
si vous gardez ma robe pleine longueur, il faut prévoir le temps
pour les séances quotidiennes de toilettage. Délaissé à lui-même,
mon pelage somptueux deviendra une horrible boule de nœuds impossibles
à démêler. Deuxièmement, il faut être tolérant et ne pas me tenir
rancune pour mon audition sélective. Rappelez-vous mes origines.
Sinon, de chien sacré, je risque de devenir pour vous, un sacré
chien !
Je ne chasse pas, je ne garde pas les troupeaux, je ne tue pas la
vermine, je ne tire pas les traîneaux. Ma seule raison d’être est
de vous aimer… ça vous intéresse ?
| Noms
: Shit-Tzu, Chien-lion, Chien
chrysanthème |
Groupe
: # 6, Chiens non-sportifs
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Vocation
première : Vous aimer et vous
tenir compagnie
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Dimensions:
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Poids:
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4.5 à 8 kg (9.5 à 17 livres)
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28 cm (11 pouces),
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| Proportions
: La longueur, du garrot à la base de
la queue, est considérablement supérieure à la hauteur au garrot.
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| Article
rédigé par Nicole MacDuff |
| Pour
la revue "Poils &
compagnie " Numéro 19 , janvier et février 2000 |
F.21
B
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